La pêche

Où pêchent les navires lorientais ?

Les différents types de pêche, les bases avancées.

Les différents types de pêche

Les Affaires maritimes classent les navires de pêche en fonction de la durée de leur campagne de pêche, ou marée.

La petite pêche : pratiquée par des bateaux de petite dimension (entre 6 et 12 mètres) effectuant des marées d’une durée inférieure à 24 heures. 44 % des navires lorientais pratiquent la petite pêche.

La pêche côtière : pratiquée par des navires de 12 à 16 mètres qui s’absentent du port pour de courtes marées de 24 à 96 heures. 39 % des navires lorientais pratiquent la pêche côtière.

La pêche au large ou hauturière : pratiquée par des bateaux de 18 à 45 mètres qui partent pour des marées de 4 à 10 jours. 17% des navires lorientais pratiquent la pêche au large.

La grande pêche : pratiquée par des navires dont les sorties en mer durent plus de 20 jours. Il n’y en a pas à Lorient.

 Voir des vidéos de bateaux lorientais au travail.


Les bases avancées

Aujourd’hui la totalité du poisson proposé sous criée n’arrive plus systématiquement par voie de mer. En effet, les chalutiers hauturiers ne revoient pas souvent leur port d’attache. On utilise alors le terme de base avancée pour parler de ces ports dans lesquels débarquent les navires qui n’en sont pas originaires, le poisson étant ensuite acheminé vers d’autres ports pour y être vendu. Lorient peut par exemple servir de base avancée pour des navires espagnols. Cela a représenté 4 599 tonnes en 2011.

Les chalutiers de 46 mètres de l’armement Scapêche du groupe Intermarché pêchent au nord de l’Ecosse. Il leur faudrait 60 heures par beau temps pour rentrer à Lorient, soit une perte de 5 jours de route sur une campagne de 15 jours. L’armement a donc fait le choix de leur faire débarquer le poisson tous les 9 jours au port de Lochinver en Ecosse. Les bateaux n’ont alors qu’entre 6h et 48h de route pour y arriver.

Au début des bases avancées en 1996, un cargo prélevait une partie de la marée des chalutiers de l’armement pour l’apporter à Lorient. Cela a apporté un gain de temps conséquent. Quand le nombre de bateaux a doublé, le transport par camion a été choisi. Malgré les avantages qu’apportait le cargo au niveau du coût et de la logistique, il s’est révélé plus intéressant d’étaler les apports au port de pêche.

En effet, un approvisionnement trop important peut engorger la vente et faire chuter les prix. Aujourd’hui, 1000 camions par an font des rotations avec des cargaisons de 15 tonnes : en avitaillement des bateaux de Lorient vers l’Ecosse et en poisson dans le sens inverse.

Et les hommes ? La relève de l’équipage (14 personnes) a lieu également tous les 9 jours : le tiers de l’équipage est remplacé par des hommes qui viennent d’avoir 9 jours de repos et qui partent pour 29 jours de mer.

Les chalutiers de 33 m de la Scapêche fonctionnent eux aussi en bases avancées, mais ils peuvent débarquer dans plusieurs ports, de l’Ecosse à La Rochelle. Les campagnes sont de 24 jours sans rotation d’équipage et le poisson est débarqué 2 à 3 fois en base avancée pendant la campagne, la dernière débarque ayant toujours lieu à Lorient.

 

 

 

 

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Les acteurs locaux de la gestion des pêches

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